Banquiers en trop...
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Banquiers en trop...
de :
"test"
le :
lundi 13 octobre 2008 a 13h56
http://www.boursorama.com/conseils/detail conseil.phtml?news=5966181
http://snipurl.com/4bc....
En schématisant un tantinet - mais à peine... -, l'on pourrait aujourd'hui
définir une typologie duale des banques : d'une part, les banquiers centraux
et, d'autre part, tous les autres, que l'on pourrait de fait appeler les
banquiers en trop...
Car, qu'on ne s'y trompe pas : le système financier occidental - et cela
n'est sans doute jamais arrivé dans l'Histoire - ne pourrait aujourd'hui
échapper à une faillite intégrale si les pouvoirs publics ne se
substituaient pas, ouvertement et à carnets ouverts, à une initiative privée
complètement dépassée par l'ampleur des événements et les dérives d'une base
de plus en plus incontrôlable...
En clair et sans décodeur, la crise financière tient en deux mots seulement
; deux maux des plus virulents : défiance et illiquidité. Et la seule
solution, très efficace au demeurant, à cette véritable chienlit est que les
marchés soient convaincus que les pouvoirs publics ont repris le contrôle de
la situation, permettant ainsi au système bancaire de fonctionner à nouveau
normalement ce qui implique, par delà tout parti-pris, une nationalisation
implicite, voire explicite, de ce dernier.
Et de ce point de vue, les Etats européens, après une période de flottement
n'étant pas sans évoquer l'épisode de Baden Baden, ont, selon toute
vraisemblance, fait ce week-end un pas décisif vers un règlement de la
crise. On est en effet, crucialement, passé d'un patchwork de mesures
ponctuelles à une véritable stratégie, enfin placée sous le double signe de
la coordination et de l'envergure !
Le port du casque lourd reste naturellement plus que jamais de rigueur mais
les actifs les plus liquides et les plus transparents, comme les matières
premières ou les actions de père de famille pourraient bien avoir vu le bout
du tunnel et présentent désormais un potentiel de rebond quasiment
surréaliste... Mais pour ce qui est des actifs placés sous le triple sceau
d'infamie de l'illiquidité, de l'opacité et de l'effet de levier, le
calvaire ne fait lui que commencer et, de ce point de vue-là, on n'a pas
fini d'entendre parler de ce mai 68 financier...