Pendant la crise, l'affaire Kerviel continue
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Pendant la crise, l'affaire Kerviel continue
de :
"K"
le :
dimanche 12 octobre 2008 a 15h19
http://fr.news.yahoo.com/afp/20081012/tfr-pendant-la-....
PARIS (AFP) - Les juges qui enquêtent sur les falsifications imputées à
Jérôme Kerviel vont procéder lundi, en plein marasme financier, à l'audition
des commissaires aux comptes de la Société Générale sur demande des avocats
du trader, qui espèrent pointer les responsabilités de la banque.
Deux commissaires aux comptes des cabinets d'audit Deloitte et Ernst and
Young, chargés par la Société Générale de certifier ses comptes, sont
convoqués lundi matin dans le bureau des magistrats instructeurs Renaud van
Ruymbeke et Françoise Desset.
Les juges entendront également jeudi le trader chargé par la banque de
"déboucler" (vendre) les positions hors-normes de Kerviel durant les trois
jours qui ont suivi la découverte des fraudes fin janvier.
"L'audition des commissaires aux comptes va constituer un tournant", espère
l'un des avocats de Kerviel, Me Bernard Benaïem, qui cherche à atténuer les
responsabilités de son client pour lui éviter de devoir verser à la banque
de colossales indemnités en cas de condamnation.
"Les commissaires aux comptes de la Société Générale sont payés plusieurs
millions d'euros par an par la banque pour vérifier la véracité des comptes:
ce ne sont pas des gens qui passent de temps en temps pour jeter un oeil",
explique Me Benaïem.
"Soit les commissaires n'ont vu aucune anomalie et cela peut vouloir dire
que les comptes étaient falsifiés, soit ils étaient informés et ont couvert
la banque, ce qui fait un peu penser au cas d'Arthur Andersen dans l'affaire
Enron", fait-il valoir.
Le cabinet d'audit comptable Arthur Andersen avait cessé ses activités,
emporté en 2001 par le scandale du courtier en énergie Enron qui avait
présenté des comptes falsifiés.
"Le rôle des commissaires aux comptes n'est pas de faire du contrôle de
gestion, mais ils auraient dû alerter la banque sur d'éventuels défauts de
surveillance", explique une source proche du dossier.
Mais pour établir leur responsabilité, "il faut pouvoir démontrer qu'ils
avaient détecté des manquements dans les contrôles, qu'ils avaient alerté la
SocGen et lui avaient demandé de prendre des dispositions, que la banque n'a
rien fait et qu'à leur tour les commissaires au compte n'ont pas réagi",
poursuit cette source.
L'audition de l'unique trader chargé de déboucler, du 21 au 23 janvier, les
positions de Kerviel entre, elle aussi, dans la stratégie de la défense.
Selon une source proche de la banque, "ce trader expérimenté, chargé de
solder les positions de Kerviel au moment où les places boursières mondiales
chutaient à cause des +subprimes+, n'était pas informé de la réalité de la
situation".
"L'idée était de ne pas peser plus de 8 à 10% du marché et d'écouler les 4,9
milliards d'euros au fil de l'eau, pour ne pas éveiller les soupçons sur les
marchés", poursuit cette source.
Or, selon Me Benaïem, "cet épisode du débouclage comporte lui aussi des
zones d'ombre".
"La banque a imputé ses lourdes pertes au fait qu'elle a dû déboucler les
positions à un moment où le marché s'effondrait à cause des +subprimes+ mais
Kerviel prenait l'essentiel de ses positions sur le marché allemand,
beaucoup moins exposé à cette crise que le marché américain", relève Me
Benaïem.
Re: Pendant la crise, l'affaire Kerviel continue
de :
le : dimanche 12 octobre 2008 a 23h10
salut "K"
la réponse à ton message
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/des-operations-....
Des opérations fictives de Kerviel ont été validées, selon son avocate
Des opérations fictives de Jérôme Kerviel, le trader de la Société Générale
soupçonné de falsifications qui lui ont fait perdre 4,9 milliards d'euros,
ont été validées par la comptabilité de la banque malgré des alertes sur
leur invraisemblance, assure dimanche une avocate du trader. Celui-ci est
accusé d'avoir pris des engagements financiers non-autorisés de près de 50
milliards d'euros sur les marchés en les camouflant par des opérations
fictives.
Pour Caroline Wassermann, avocate de Jérôme Kerviel, "certaines pièces du
dossier et notamment certains mails, démontrent que des personnes ont vu ce
qui se passait et se sont interrogées sur ces opérations". Une responsable
du service "middle résultat", Marine Auclair, a notamment adressé le 16
avril 2007 un mail à sa hiérarchie et à plusieurs contrôleurs financiers
après avoir découvert un montant de 94 millions d'euros non-justifié en
comptabilité, rapporte l'avocate confirmant une information du Journal du
dimanche.
Après une réunion de service et un interrogatoire de Jérôme Kerviel, qui a
évoqué un simple ajustement comptable, les transactions fictives ont
finalement été entrées en comptabilité. En l'état de la procédure, la
Société Générale est la seule partie civile de ce dossier, dans lequel
Jérôme Kerviel et son assistant Thomas Mougard ont été mis en examen. Cinq
salariés de la banque ont été licenciés et deux autres ont démissionné à la
suite de l'affaire Kerviel.
Re: Pendant la crise, l'affaire Kerviel continue
de : "test"
le : lundi 13 octobre 2008 a 12h37
a écrit:
la réponse
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20081013/tts-france-justice-kerviel-ca02f96.ht
ml
http://snipurl.com/4bb....
PARIS (Reuters) - L'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel, à
qui est imputée la responsabilité d'une perte de 4,9 milliards d'euros,
était de retour lundi matin devant les juges avec l'intention d'évoquer la
responsabilité de la banque et du "système", a dit son avocat.
Il devait être confronté toute la journée, à sa demande, aux commissaires
aux comptes de la banque, qui selon ses avocats n'ont pas pu ne pas voir les
conséquences des prises de position à risque du trader, tout comme sa
hiérarchie.
"De façon évidente, et aujourd'hui la crise financière le confirme, il y a
un système qui existait et il ne faut pas que des lampistes comme Kerviel
soient les seuls à (en) supporter les conséquences", a déclaré Me Bernard
Benaiem, un des trois avocats venus assister l'ex-trader.
Mis en examen pour abus de confiance, faux et intrusion informatique, Jérôme
Kerviel sera confronté, en présence des avocats de la banque, à ses
commissaires aux comptes, employés d'Ernst & Young et Deloitte & Touche.
L'ex-trader a déjà reconnu avoir pris des positions à risque jusqu'à 50
milliards d'euros, dissimulée par des faux.
La théorie de la défense est que la Société générale l'a laissé faire tant
que les manoeuvres rapportaient, avant de le clouer au pilori lorsque
l'opération a mal tourné.
Jeudi, toujours à sa demande, Jérôme Kerviel sera face au trader chargé par
la banque de solder ses positions à risque ce qui, au coeur d'une première
déroute des marchés entre le 21 et le 23 janvier, avait amené la perte en
question.
Qualifié de "terroriste" par l'ancien patron de la Société générale, de
"rogue trader" ("trader voyou") par la presse financière anglo-saxonne,
Jérôme Kerviel est considéré comme un héros pour de nombreux sites internet
internationaux, qui voient en lui le bouc émissaire d'un système financier
cynique.
Pour l'heure, l'ancien trader entend mettre la banque devant ce qu'il voit
comme ses responsabilités, ont expliqué vendredi à Reuters deux de ses
avocats.
"Les événements démontrent à l'évidence que Kerviel est un élément de
rouage, un pion dans une espèce de grand machin sans règle", a déclaré avant
l'audition Me Eric Dupond-Moretti.
Au fil des investigations, une série de dépositions et d'éléments matériels
ont montré que de nombreuses alertes tant internes qu'externes sur le
travail de Jérôme Kerviel avaient été ignorées.
Re: Pendant la crise, l'affaire Kerviel continue
de : Kevin Kaori
le : mardi 14 octobre 2008 a 09h54
Le Sun, 12 Oct 2008 15:19:04 +0200, K a écrit:
http://fr.news.yahoo.com/afp/20081012/tfr-pendant-la-....
PARIS (AFP) - Les juges qui enquêtent sur les falsifications imputées à
Jérôme Kerviel vont procéder lundi, en plein marasme financier, à l'audition
des commissaires aux comptes de la Société Générale sur demande des avocats
du trader, qui espèrent pointer les responsabilités de la banque.
Deux commissaires aux comptes des cabinets d'audit Deloitte et Ernst and
Young, chargés par la Société Générale de certifier ses comptes, sont
convoqués lundi matin dans le bureau des magistrats instructeurs Renaud van
Ruymbeke et Françoise Desset.
Les juges entendront également jeudi le trader chargé par la banque de
"déboucler" (vendre) les positions hors-normes de Kerviel durant les trois
jours qui ont suivi la découverte des fraudes fin janvier.
"L'audition des commissaires aux comptes va constituer un tournant", espère
l'un des avocats de Kerviel, Me Bernard Benaïem, qui cherche à atténuer les
responsabilités de son client pour lui éviter de devoir verser à la banque
de colossales indemnités en cas de condamnation.
"Les commissaires aux comptes de la Société Générale sont payés plusieurs
millions d'euros par an par la banque pour vérifier la véracité des comptes:
ce ne sont pas des gens qui passent de temps en temps pour jeter un oeil",
explique Me Benaïem.
"Soit les commissaires n'ont vu aucune anomalie et cela peut vouloir dire
que les comptes étaient falsifiés, soit ils étaient informés et ont couvert
la banque, ce qui fait un peu penser au cas d'Arthur Andersen dans l'affaire
Enron", fait-il valoir.
Le cabinet d'audit comptable Arthur Andersen avait cessé ses activités,
emporté en 2001 par le scandale du courtier en énergie Enron qui avait
présenté des comptes falsifiés.
"Le rôle des commissaires aux comptes n'est pas de faire du contrôle de
gestion, mais ils auraient dû alerter la banque sur d'éventuels défauts de
surveillance", explique une source proche du dossier.
Mais pour établir leur responsabilité, "il faut pouvoir démontrer qu'ils
avaient détecté des manquements dans les contrôles, qu'ils avaient alerté la
SocGen et lui avaient demandé de prendre des dispositions, que la banque n'a
rien fait et qu'à leur tour les commissaires au compte n'ont pas réagi",
poursuit cette source.
L'audition de l'unique trader chargé de déboucler, du 21 au 23 janvier, les
positions de Kerviel entre, elle aussi, dans la stratégie de la défense.
Selon une source proche de la banque, "ce trader expérimenté, chargé de
solder les positions de Kerviel au moment où les places boursières mondiales
chutaient à cause des +subprimes+, n'était pas informé de la réalité de la
situation".
"L'idée était de ne pas peser plus de 8 à 10% du marché et d'écouler les 4,9
milliards d'euros au fil de l'eau, pour ne pas éveiller les soupçons sur les
marchés", poursuit cette source.
Or, selon Me Benaïem, "cet épisode du débouclage comporte lui aussi des
zones d'ombre".
"La banque a imputé ses lourdes pertes au fait qu'elle a dû déboucler les
positions à un moment où le marché s'effondrait à cause des +subprimes+ mais
Kerviel prenait l'essentiel de ses positions sur le marché allemand,
beaucoup moins exposé à cette crise que le marché américain", relève Me
Benaïem.
Tout le monde joue au poker menteur.
Je lis comme tout le monde, les mails échangés. Hors dès qu'il y a
magouille cela se passe par fax qui sont tout de suite détruits, il n'y a
ainsi aucune trace dans les ordinateurs.
Donc terminus aux affaires classées.