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de :
"o.gehem"
le :
mardi 01 avril 2008 a 21h57
XP fmf, fse, fmfb, suivi fmf
Suite à la forte influence sur le site de la pétition, il y avait
quelques problèmes techniques.
Maintenant, ça semble résolu, et chacun peut enfin à loisir y lire et
signer cette pétition:
(déjà près de 6000 signatures à cette heure)
http://www.stop-financ....
Spéculation et crises : ça suffit !
La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au
quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises,
c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au
Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises
aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la
cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi.
Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et
les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation,
soit des nuisances du krach qui s’ensuit.
Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une
longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière
aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire
américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002,
krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise
financière globale.
Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la
circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été
abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle,
elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des
banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.
Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne
supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la
finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est
intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires
appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y
changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau,
produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au
cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les
structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se
heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon
d’accorder au capital financier.
C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
- l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant
toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les
conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons
également
- la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse
l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le
plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de
trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.
Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes,
aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la
société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons
celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.